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L’apprentissage « naturel »: 7 façons d’être inspiré par les enfants.

Cet article participe à l’évènement inter-blogueurs « L’apprentissage (quasi) naturel des langues étrangères », organisé par le blog Le français illustré.

As-tu déjà observé la facilité avec laquelle les enfants apprennent à parler une langue? C’est incroyable n’est-ce pas? Quand j’étais plus jeune, j’étais verte de jalousie quand je croisais une petite fille britannique. Je me disais: « Si seulement j’avais été élevée dans une famille anglophone! »

C’est vrai que le cerveau des enfants est une éponge. Libres de toutes responsabilités, il est incontestable que leur capacités d’apprentissage sont bien plus élevées que celles des adultes. En effet, au fil des années, nos capacités cognitives changent et se transforment. Ainsi, la mémoire fait place plutôt à l’intelligence analytique comme il a été démontré dans plusieurs études.

En tant qu’adulte, tu as sûrement remarqué que tu as besoin de comprendre les choses pour pouvoir les retenir. Nous avons besoin de logique. Il ne suffit pas d’écouter les gens parler français, russe ou espagnol pour naturellement parler la langue, peu importe le nombre d’heures passées « en immersion ». Malheureusement, nous sommes aussi très attachés à nos croyances bien ancrées sur ce qui sera possible ou ce qui ne sera pas possible d’accomplir.

Cependant, même si le cerveau adulte apprend différemment que celui des enfants, nous pouvons peut-être nous inspirer de leurs méthodes et de leur point de vue? Détachés de tout jugement, nous pourrions commencer à lâcher prise et vivre le plaisir d’apprendre.

Observer

Quand ma fille est née, elle avait les yeux grand ouverts. Son regard était perdu dans le mien pendant un long moment, avant qu’elle le fixe ailleurs. Au fil de ses premiers mois, je la regardais observer avec une curiosité avide son environnement et les personnes qui faisaient désormais partie de sa vie. Elle regardait attentivement la bouche de ses parents, les gestes de ses grand-parents. Elle écoutait avec curiosité, les yeux écarquillés, les sons étranges qui sortaient de leur bouches. À son tour, avec ses petits muscles, elle essayait de moduler son visage de la même façon. Elle cherchait le sens, avant de l’exprimer.

Evidemment j’ai voulu lui faire le cadeau que j’aurais souhaité pour moi-même: je l’ai rendue bilingue français – anglais tout de suite! Je lui parlais en anglais exclusivement, et mon mari, en français. De plus, toutes les chansons étaient en anglais, ainsi que les histoires que nous lui lisions quotidiennement. Lorsqu’elle a eu 5 ans, et à sa demande, elle a commencé à apprendre l’italien. J’ai commencé par lui raconter des histoires avec du vocabulaire basique et par lui chanter des chansons pour enfants. Nous avons regardé des dessins animés en italien ensemble. Même si elle ne disait rien, elle était engagée dans nos séances. Cela a duré neuf mois. Une période symbolique, n’est-ce pas? Neuf mois de silence et d’observation avant qu’elle ne prononce ses premiers mots, avec un accent tonique bien placé et des capacités de communication évidentes.

Cette période de silence est intrinsèque à l’apprentissage des enfants. Par ailleurs, certains linguistes et pédagogues défendent qu’il en est de même pour les adultes. N’as-tu pas remarqué que tu comprends beaucoup plus en français que ce que tu n’es capable de dire? Je ne pense pas qu’il soit nécessaire aux adultes de « ne pas parler » et la plupart des coach linguistiques encouragent la prise de parole dans la langue cible dès le premier cours. Cependant, il est normal que dans un premier temps, nous observions plus que ce que nous produisions.

Accepter

Les enfants acceptent naturellement qu’ils sont en apprentissage. Ils ne se posent pas la question de savoir combien de temps cela va prendre de parler couramment, ni dans leur langue maternelle, ni dans une deuxième ou troisième langue. En outre, le temps n’existe pas pour eux de la même façon qu’il existe pour nous. Deux heures leur semblent être une éternité. Alors pourquoi s’inquiéteraient-ils de « combien de temps il faut pour parler français parfaitement. »

L’imperfection

De plus, pourquoi même parler de perfection? Les enfants ne la recherchent pas. Ce qu’ils cherchent, c’est simplement la communication. Ils acceptent leurs erreurs, ils acceptent les corrections sans lever le sourcil. Du moins jusqu’à ce que quelqu’un leur apprenne que les erreurs sont à bannir absolument!

En tant qu’adultes, les choses sont bien différentes. Tout d’abord, on nous a appris à nous fixer des objectifs en termes de niveau à atteindre dans une limite de temps. Evidemment, le temps est important pour nous: nos vies sont bien remplies. Nous devons être performants au travail, dédiés avec nos enfants, et nous n’avons pas « de temps à perdre ». Alors nous voulons être efficace, rapidement.

Les frustrations

C’est comme ça que naissent les frustrations. La questions que l’on me pose le plus souvent est la suivante. « Pourquoi est-ce que je continue de faire la même erreur alors que je connais la règle grammaticale? » ou « Pourquoi est-ce que c’est difficile de comprendre des natifs qui parlent entre eux alors que je comprends ma prof? »

L’écart qui existe entre ce que nous savons « consciemment » et ce que nous sommes capables de produire dans le feu de l’action est bien réel. Selon Martin M. Broadwell, les 4 étapes de la compétence sont les suivantes:

  • L’incompétence inconsciente: Nous faisons des erreurs mais nous ne les entendons pas. Nous ne pouvons pas les corriger nous-mêmes.
  • L’incompétence consciente: Nous faisons des erreurs et nous le savons. Nous connaissons les règles, mais ça ne nous permet pas encore de parler correctement.
  • La compétence consciente: Si nous faisons attention, nous sommes capables de nous corriger nous-mêmes. Nous connaissons les règles de la langue, mais nous devons « nous contrôler » pour les appliquer correctement.
  • La compétence inconsciente: Nous ne faisons plus attention, et nous parlons correctement la langue. Nous n’avons plus besoin de nous rappeler des règles.

Ces frustrations sont compréhensibles. Tu fais du mieux que tu peux et les résultats ne sont pas ceux que tu espères. Néanmoins, tout est dans la tête. Tout est une question d’état d’esprit. Si tu te concentres plus sur le processus que sur le résultat, si tu te fixes une intention plutôt qu’un objectif, tu développeras cette résilience, cette persévérance, qui au final t’apportera le niveau que tu souhaites atteindre.

Pour revenir aux étapes de la compétence, cela prend du temps de passer d’une étape à l’autre! On a tendance à l’oublier, voire même à le refuser, mais on ne peut pas faire autrement: il faut du temps et de la patience. Mais il faut aussi faire le boulot: se confronter suffisamment souvent à la langue pour pouvoir l’observer dans son habitat naturel.

S’immerger

Les enfants apprennent à parler leur langue maternelle en immersion complète. Pour les langues additionnelles, les conditions de l’immersion sont recrées. À titre d’exemple, avec ma fille, la plupart de nos interactions aujourd’hui sont en français et en anglais. Les histoires que nous lisons sont dans les deux langues. Nous jouons à la poupée dans les deux langues. Nous faisons l’enseignement en famille, et certains cours sont donnés en français, d’autres en anglais. Vu que qa troisième langue est arrivée bien plus tard, et je trouve plus difficile d’un point de vue logistique de l’intégrer au même niveau que les deux autres.

Cependant, pour qu’elle progresse, je ne peux pas me limiter à lui chanter une chanson par semaine, n’est ce pas? Alors, je l’invite à cuisiner avec moi plusieurs fois par semaine, et nous le faisons en italien. Nous regardons aussi certains dessins animés qu’elle adore. Pour elle, il s’agit d’un jeu, et tout se fait très facilement.

L’immersion est un outil magique pour débloquer notre apprentissage. Car parler une langue, ce n’est pas seulement la connaître en théorie. C’est l’apprivoiser, la côtoyer, en tomber amoureux. C’est la vivre, à 100%. La langue ne doit pas juste être apprise, elle doit faire partie de toi. Et c’est l’immersion qui te permet d’atteindre cet objectif.

Si les programmes d’immersion à l’étranger ont leurs avantages incontestables (My French Retreat) , créer ta propre immersion, chez toi, de façon durable, est la meilleure façon de rentrer dans la langue, et de laisser la langue entrer en toi, même quand ton banquier est fâché.

Regarde des séries. Observe les acteurs, leur langage corporel, leur accent. Leur utilisation des expressions idiomatiques. Lis des livres qui te passionnent. Observe les phrases, leur structure. Observe les mots, la poésie de leur son. Prononce-les. Écoute des chansons et observe leurs rythmes, leurs rimes. Chante-les. Écoute des podcasts, et observe les règles de la conversation, les tonalités de la voix. Répète les phrases que tu aimes. Tous les jours. Ce n’est pas grave si tu comprends presque rien. Le but, c’est d’habituer ton inconscient au comportement de la langue pour que ton esprit soit prêt à l’accueillir lors de ton apprentissage conscient.

Alors, ouvrons nos oreilles et nos sens et observons autant que possible.

Imiter

Après la période d’observation, les enfants sont souvent prêts à produire des sons. Comme  pour tout apprentissage, ils vont imiter les adultes et les enfants plus âgés qui les entourent. Ils répètent d’abord des syllabes, puis des mots, et enfin des phrases. Notons qu’ils ne les répètent pas seulement une fois, mais des dizaines voire des centaines de fois. Car le enfants n’ont aucune honte, ni aucune gêne à estropier les mots. Ils ne pensent pas à ce que papa et maman vont penser ou si ça va les embêter. Au contraire, ils le font parce qu’ils savent que c’est bon pour eux, et surtout … ça les amuse!

L’imitation leur permet de renforcer tout ce qu’ils ont appris pendant la période d’observation. Et nous devrions faire la même chose. C’est d’ailleurs une technique d’enseignement que nous appelons “Shadowing”. On devient l’ombre d’un natif, de préférence quelqu’un qu’on apprécie: on bouge comme elle, on parle comme elle, on l’imite entièrement. Si on ne comprend pas ce qu’elle a dit, il suffit de parler en yahourt: “yabla fdaj gjji”. On s’en fiche! Le but est d’intégrer le rythme et les sons, et de jouer le jeu!

À ce sujet, plusieurs recherches ont été menées pour expliquer la tendance qu’ont les polyglottes de développer des personnalités un peu différentes dans les langues qu’ils parlent. C’est un processus intéressant que j’explique depuis plusieurs années à de mes étudiants. Car bien évidemment, une langue ne se limite pas à une série de règles de grammaire. C’est un ensemble de choses. C’est une histoire, une éducation, une culture, qui influencent un peuple entier et la façon dont il s’exprime. Appèle-moi schizophrène si ça te fait plaisir, mais je m’exprime différemment en français, en anglais et en italien. Le ton de ma voix change. Mon langage corporel change également, parce que je me suis amusée à imiter les natifs qui m’inspiraient.

Attention, l’objectif ici n’est pas de devenir quelqu’un d’autre. Mais au début, c’est un peu comme jouer un rôle. D’ailleurs, le fameux adage en anglais ne dit-il pas « Fake it till you make it »?

Jouer le jeu

Car c’est bien de ça qu’il s’agit, jouer! Jouer le francophone, exagérer, rigoler, recommencer. Se sentir à l’aise et laisser la langue petit à petit faire partie de nous.

Pour les enfants, le jeu est très sérieux. C’est en s’amusant qu’ils apprennent, et sans plaisir, ils sont vite désintéressés d’une activité. En tant qu’adultes, nous avons tendance à nous prendre un peu trop au sérieu. Nous avons peur de mal faire. Nous avons peur d’être ridicules. Mais personne ne va te juger. Tu es en train d’essayer d’apprendre une autre langue, et c’est courageux. C’est respectable. C’est admirable et inspirant. Ce n’est certainement pas ridicule.

De plus, penses-y: la plupart des gens sont trop occupés à s’inquiéter de leur image que de penser à te juger toi… Si seulement tout le monde pouvait avoir conscience de ça.

Un autre point important est autour du plaisir . Les adultes le négligent trop souvent, mais il doit être central pour pouvoir perséverer au-delà des niveaux intermédiaires.

Apprendre dans les livres ne te permettra pas de parler naturellement et avec confiance. Connaître les règles par coeur ne t’apportera pas la fluidité orale tant recherchée. C’est l’acquisition inconsciente de la langue qui apporte la fluidité, pas l’apprentissage conscient.

Le moment présent

Les enfants s’en fichent des motivations extérieures. Leur dire qu’apprendre l’anglais leur servira dans la vie, c’est leur couper l’envie d’écouter la suite de votre discours. Ils n’en ont rien à faire de leur avenir! Ils vivent dans le moment présent. Et là, tout de suite, ils veulent jouer. Et si jouer « doit » se passer en anglais, en français, en espagnol: qu’il en soit ainsi!

En tant qu’adultes, les choses sont différentes. Nous avons besoin d’objectifs à atteindre. Nous avons besoin de résultats. Et nous oublions l’essentiel: être dans le moment présent. Tu ne feras jamais autant de progrès que lorsque tu liras en français un livre qui te passionne, que lorsque tu regarderas un documentaire qui pique ta curiosité, que lorsque tu tomberas amoureux/se de ce mec / de cette nana qui ne parle que français… Fais les choses pour le plaisir de les faire, et tu rentres dans le moment présent. Peu à peu, les objectifs que tu t’es fixés dans l’avenir doivent laisser place au plaisir du processus.

Ne pas juger

Nous avons vraiment tendance à nous juger négativement n’est-ce pas? Est-ce que tu savais que, lorsqu’on leur demande leur niveau, la plupart des étudiants se sous-évaluent? Aussi, lorsqu’on leur demande en public depuis combien de temps ils étudient le français, ils préfèrent éviter la question ou mentir que d’admettre que ça fait 3 ans ou 4 ans, parce qu’ils pensent que cette réponse est inacceptable, qu’ils devraient être à un niveau bien plus avancé depuis tout ce temps!

Contrairement à nous, les jeunes enfants ne se jugent pas aussi durement. Au contraire, la plupart d’entre eux diront qu’ils savent parler une langue même s’ils ne connaissent que 100 ou 200 mots. Bien entendu, nous pouvons comprendre cela comme de la naïveté. Ou, au contraire, nous pouvons l’aborder comme une façon de s’encourager soi-même.

Pourquoi être si négatifs? Je vois des étudiants parfois qui deviennent physiquement agités lorsqu’ils font une erreur. Leur langage intérieur (la petite voix que tu utilises pour te parler à toi-même) est parfois très négatif, voire violent. Mais l’apprentissage devrait être un endroit sûr. Où les erreurs sont les bienvenues et où il est normal d’être « en apprentissage ». Lorsque ton tuteur te pose une question, il n’essaye pas de te coincer. Il essaye de t’aider. Toi aussi, aide-toi et parle-toi un peu plus gentiment. Et aussi, plutôt que de voir tout le chemin qu’il te reste avant d’atteindre tes objectifs, regarde celui que tu as déjà parcouru depuis que tu as commencé.

Il faut célébrer ses victoires. Les savourer. Se souvenir d’être humble et patient avec soi-même. Rome ne s’est pas construite en un jour. Et Paris non plus.

Un exemple concret?

J’adore la grammaire, j’adore les livres, j’adore avoir le contrôle sur ce que j’apprends. J’aime faire des exercices et bien écrire toutes les phrases dans mes jolis cahiers. Mais est-ce ce que c’est ce qui m’a permis d’être à l’aise en anglais? Honnêtement, pas du tout.

J’étais une des meilleures étudiantes d’anglais en école secondaire. Mes notes étaient très élevées. Et à 18 ans je suis partie à Toronto au Canada pour me sentir plus à l’aise à l’oral. Voilà ce qui s’est passé:

  • Le premier mois, j’ai pleuré face à ma médiocrité. J’entendais toutes mes fautes. Je ne comprenais aucune blague, aucune expression familière. Un mec m’a demandé “how are you doing?” que je n’avais JAMAIS appris à l’école, et j’ai répondu “I’m talking to you” parce que j’avais compris “what are you doing”… J’étais dans l’incapacité consciente, étape la plus frustrante, si tu veux mon avis…
  • Le deuxième mois, j’ai lâché prise. J’ai accepté qu’en fait je ne savais rien. J’ai développé une nouvelle curiosité et j’ai essayé de comprendre ce qu’on me disait. Et les gens m’ont expliqué, avec patience et sans jugement: j’étais une apprenante, même si j’avais déjà 5 ans d’anglais à mon actif à ce moment là. J’ai arrêté de me juger et je suis entrée dans le “flow” sans plus me poser de questions.
  • Le troisième mois, je comprenais 75% de ce qu’on me disait et 50% de ce que les natifs se disaient entre eux. Le plus difficile restait de comprendre les jeunes et leur argot)

Ensuite je suis rentrée en Belgique, et j’ai intégré l’Université de Bruxelles en Littératures modernes. J’ai continué mon immersion. Bien que tous les cours étaient en anglais, ce n’était pas suffisant. J’ai commencé à regarder des séries télévisées et des films en anglais (avec sous-titres en anglais) tous les jours. Avec mes amis d’unif, nous parlions anglais même lorsque notre langue maternelle commune était le français. Je me suis fait de nouveaux amis avec une  langue maternelle différente de la mienne et nous parlions anglais aussi. J’écoutais des chansons en anglais, je les chantais. Je lisais en moyenne deux romans par mois en anglais. J’écrivais dans mon journal quotidiennement en anglais. J’imitais tous les accents qui me plaisaient, en répétant les mots et les attitudes. J’imitais tout ce à quoi je voulais ressembler. Et ça a fonctionné.

En quelques mois, je comprenais la plupart des expressions courantes. L’anglais a commencé à faire partie de moi. Comme une seconde nature. J’étais enfin devenue « fluent ».

Conclusion

Apprendre une langue consciemment, avec des livres de grammaire, des cours individuels ou de groupe, des dictionnaires, des flashcards… ce n’est pas une mauvaise idée. Ces méthodes fonctionnent… jusqu’à un certain point. Elles te donnent des connaissances de base, une idée de comment la langue fonctionne, ce qui est essentiel pour nous, les adultes.

Regarder des séries ou des films en français sans avoir jamais appris le français ne va pas miraculeusement te rendre bilingue, même si une telle technique fonctionnerait probablement sur un enfant en bas âge.

D’ailleurs, c’est clair, tu n’es pas un enfant, et moi non plus. Nous n’apprenons pas de la même façon, et c’est normal.

Cependant, les blocages que nous avons avec l’apprentissage des langues à l’âge adulte sont réels et communs pour nombreux d’entre nous. À savoir: le besoin de contrôle, la peur du ridicule, la peur de l’échec ou des erreurs et l’impatience. Alors pourquoi ne pas s’inspirer de la joie naturelle d’apprendre qu’ont les enfants? Par leur facilité déconcertante d’être dans le moment, ils ont une longueur d’avance sur nous. Mais peut-être qu’en s’inspirant d’eux, et en s’appuyant sur notre esprit analytique d’adulte, nous pourrions faire aussi bien?

Et toi?

Quelle est ton histoire avec l’apprentissage des langues? Tu t’es reconnu dans cet article? Quelles sont tes idées pour t’inspirer de l’apprentissage naturel dont font preuve les enfants pour aller plus loin dans ton apprentissage du français?

2 Comments

  1. je viens de finir lire cette article. assez pertinent je crois moi. comme j’ai déjà dit-tu est comme une thérepute. il faut que je pense plus relatif à le processus. merci quand même. on se parle plus.
    ton étudaint, robert

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